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Le 06 août 2008
A lire dans la lettre d'information trimestrielle du PNUD au Maroc, l'interview de la cordinatrice du projet ALBAMAR dans la rubrique "Zoom sur un projet".
Le 26 juillet 2008
L’AFVIC a organisé une journée de sensibilisation sur les dangers de l’immigration clandestine à la bibliothèque de Ain Sbaa, destinée aux jeunes de ce quartier de Casblanca, en partenariat avec l'association Empreinte Atlas.
Le 23 juillet 2008
Découvrez les photos d'Anaïs Pachabézian sur la réalité vécue par les migrants subsahariens en transit, réalisées durant le mois d'octobre et novembre 2007 entre le Maroc et la Mauritanie.
Témoignages recueillis au centre AFVIC de Khouribga« Pour apaiser ses souvenirs, il côtoie des personnes qui, comme lui, sont revenues d’Italie » Abderrahmane Originaire de Khouribga, Abderrahmane, 20 ans, décide de partir pour l’Italie en août 1991. Rempli d’espoir et de jeunesse, il se lance à corps perdu dans cette expérience. Muni de son passeport, il réussit à se rendre à Turin. Cette grande ville industrielle italienne sera son lieu principal de résidence durant 12 ans. Les premiers mois, il est vendeur ambulant. Insatisfait de sa situation qu’il considère comme précaire, il persiste dans la recherche d’un autre travail, ou plus exactement d’un vrai métier. Sa ténacité va être récompensée : il arrive à se faire embaucher comme apprenti dans un atelier de menuiserie. Deux ans plus tard, lassé de son travail, il décide de se spécialiser dans l’installation de sonnettes électriques à domicile. Il exercera ce métier jusqu’à la fin de son séjour. Sa situation n’est stable qu’en apparence : si son niveau de vie est convenable, ce n’est pas le cas de sa situation juridique. Il fait l’acquisition de son premier permis de séjour en 1996, mais connaît des difficultés pour son renouvellement. En dehors de son travail qui lui prend beaucoup de son temps, il suit des cours de langue italienne. Son temps libre, il le consacre à ses amis et à son frère avec qui il partage un appartement. Un malheureux hasard va bouleverser le cours de sa vie. Alors qu’il rentrait chez lui, il trouve sur son chemin un couteau et une carte bancaire, tous deux abandonnés sur la voie publique. Piqué de curiosité, il s’empare de ces deux objets. Par malchance, juste au coin de la rue, un contrôle de police était à l’œuvre. Les policiers n’ont pas cru à son histoire et il a été incarcéré pour possession d’arme dangereuse et de carte bancaire présumée volée. Après deux mois et 20 jours de prison, profondément affecté d’avoir eu à subir une telle injustice, il est épuisé psychologiquement. En besoin de réconfort, il prend la décision de prendre quelques jours de vacances au Maroc, afin de retrouver sa famille. Malgré l’expiration de son titre de séjour, il prend ce risque, car il éprouve un besoin vital de revoir sa famille. Lorsqu’il se décide de repartir vers l’Italie, les choses sont moins faciles qu’il imaginait : il ne réussit pas à falsifier ses papiers. Alors il reste dans sa famille et entame une nouvelle vie. Mais ce n’est pas une mince affaire : il a beaucoup changé durant ces années et il connaît des difficultés à se réintégrer dans sa société d’origine. Les occupations qu’il trouve ne lui conviennent pas et souvent il regrette sa vie en Italie. Pour apaiser ses souvenirs, il côtoie des personnes qui, comme lui, sont revenues d’Italie. C’est par ce biais qu’il prend connaissance de l’existence de l’AFVIC. Il se présente au centre de Khouribga en avril 2007. Après plusieurs entretiens destinés à définir ses compétences et son potentiel, l’agent de développement en charge de son suivi lui suggère de développer son savoir-faire en menuiserie. Dans cet objectif et pourvu d’une indemnisation, il effectue actuellement un stage dans un atelier de menuiserie sur Khouribga.
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