Actualites






Le 06 août 2008


A lire dans la lettre d'information trimestrielle du PNUD au Maroc, l'interview de la cordinatrice du projet ALBAMAR dans la rubrique "Zoom sur un projet".


Le 26 juillet 2008


L’AFVIC a organisé une journée de sensibilisation sur les dangers de l’immigration clandestine à la bibliothèque de Ain Sbaa, destinée aux jeunes de ce quartier de Casblanca, en partenariat avec l'association Empreinte Atlas.


Le 23 juillet 2008


Découvrez les photos d'Anaïs Pachabézian sur la réalité vécue par les migrants subsahariens en transit, réalisées durant le mois d'octobre et novembre 2007 entre le Maroc et la Mauritanie.


TEMOIGNAGES DE MIGRANTS

rapport AFVIC naufrage

 

 

rapport AFVIC CCDH

 

 

 

GALERIE PHOTOS

DOCU LE PIEGE

reseau ram



temoignages

Témoignages recueillis au centre AFVIC de Khouribga

« Ce retour brutal lui fait prendre conscience de ses erreurs »

Driss

C’est à la demande de son père que Driss, 15 ans, quitte son pays pour l’Italie. Celui-ci tient un petit commerce dans la ville de Naples et a besoin de son aide. Nous sommes en 1992, le visa obligatoire est instauré. C’est donc muni de papiers falsifiés que Driss réussit à passer les frontières. Arrivé sans encombre, il entame sa nouvelle vie napolitaine aux côtés de son père. Il ne connaît pas de difficultés pour s’intégrer car tout semble déjà en place à son arrivée. Il a un travail et des relations bien établies. Jeune, il apprécie la vie napolitaine.
En 1997, son père prend sa retraite, et il se retrouve seul à la tête du commerce familial. A 20 ans, il se sent encore trop jeune pour assumer une telle responsabilité, et il commet certaines erreurs. Fasciné par l’argent facile, il monte en parallèle une affaire douteuse avec quelques amis. Ses occupations l’amènent à séjourner à Milan puis à Turin. Pris à son propre jeu, il est arrêté et incarcéré à deux reprises pour possession de drogue. A partir de ce moment précis, sa vie n’est plus qu’une succession de petits délits. Son implication dans une bagarre avec la police va mettre un terme à sa vie italienne. En 2003, il est refoulé vers son pays natal. Ce retour brutal lui fait prendre conscience de ses erreurs. Désormais, il doit reconstruire sa vie et assumer son parcours.
En situation précaire depuis son retour, il se présente pour la première fois au centre de l’AFVIC en avril 2007. Après plusieurs entretiens, l’agent de développement chargé de son suivi lui propose d’effectuer un stage au sein d’une entreprise spécialisée dans la soudure et la chaudronnerie. L’AFVIC s’est engagée à l’indemniser à hauteur de 1500 dh mensuels. Il est stagiaire depuis mai 2007.

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