Actualites






Le 06 août 2008


A lire dans la lettre d'information trimestrielle du PNUD au Maroc, l'interview de la cordinatrice du projet ALBAMAR dans la rubrique "Zoom sur un projet".


Le 26 juillet 2008


L’AFVIC a organisé une journée de sensibilisation sur les dangers de l’immigration clandestine à la bibliothèque de Ain Sbaa, destinée aux jeunes de ce quartier de Casblanca, en partenariat avec l'association Empreinte Atlas.


Le 23 juillet 2008


Découvrez les photos d'Anaïs Pachabézian sur la réalité vécue par les migrants subsahariens en transit, réalisées durant le mois d'octobre et novembre 2007 entre le Maroc et la Mauritanie.


TEMOIGNAGES DE MIGRANTS

rapport AFVIC naufrage

 

 

rapport AFVIC CCDH

 

 

 

GALERIE PHOTOS

DOCU LE PIEGE

reseau ram



temoignages

Témoignages recueillis au centre AFVIC de Khouribga

« Dix huit ans, c’est une vie »

Abderrahmane

Né en 1960, Abderrahmane décide de quitter le pays en 1987. La perspective d’améliorer son niveau de vie, l’envie de tenter sa chance ailleurs, les témoignages des connaissances déjà parties sont les principales raisons qui l’incitent à franchir le pas.
Il rejoint la France, où il tente par trois fois de passer la frontière italienne. A deux reprises, il est intercepté à la douane et finalement, après trois mois, il opte pour la solution clandestine. Accompagné d’un passeur, il emprunte des sentiers à travers les Alpes afin d’entrer sur le territoire italien. Arrivé en Italie, il décide de rejoindre un ami marocain installé à Naples. Il résidera dans cette ville durant 18 ans.
Titulaire d’un baccalauréat obtenu en 1983 et ayant suivi une formation professionnelle en menuiserie et métallurgie, il ne rencontre pas de difficultés pour trouver du travail. Durant son séjour en Italie il exerce successivement les métiers de chaudronnier et de soudeur. Plus tard, il se stabilise comme chef d’équipe dans une société de menuiserie spécialisée dans le bois et l’aluminium. En plus de son travail, il s’accoutume peu à peu à la vie napolitaine. Il y trouve ses repères et lie des connaissances. Et comme il le dit si bien lui-même : « 18 ans, c’est une vie ».
Un évènement dramatique va bouleverser le cours de sa vie. Un soir de fête, il est impliqué dans une bagarre qui prend une mauvaise tournure. Intercepté par la police, il est détenu puis jugé. Condamné à une peine de prison, il passera deux ans dans le pénitencier de Naples. En 2004, il est refoulé.
Il retourne alors dans sa ville natale, Khouribga. Son retour est délicat. Après 18 ans, tout a changé, il ne reconnaît plus sa ville, se retrouve sans repères. Il se sent très différent de sa famille, de ses amis. Il éprouve notamment des difficultés à s’adapter aux mentalités, qui selon lui manquent d’ « ouverture », ou tout au moins sont très éloignées de celles auxquelles il était accoutumé. Ces difficultés, d’ordre psychologique et social, entravent sa possible réinsertion professionnelle et sociale. Il restera inoccupé pendant deux années.
Grâce au bouche-à-oreille, il apprend l’existence de l’AFVIC. Le 15 septembre 2006, il se présente au centre de Khouribga. Lors de son premier contact, il exprime différents besoins, qui sont en premier lieu d’ordre juridique et professionnel. Par le biais d’une assistance juridique, il souhaite pouvoir récupérer son indemnité de travail correspondant à 18 ans d’activités en Italie. Il désire également trouver un métier stable et exprime l’éventualité de monter sa propre affaire. Mais il ne dispose pas des moyens nécessaires à la création de son entreprise. Il n’exprime pas non plus d’objection à exercer n’importe quelle activité. Dans ce contexte, l’AFVIC lui propose de suivre un stage d’insertion professionnelle dans une boutique de confection. A présent, il a entamé son stage.

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