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Le 06 août 2008
A lire dans la lettre d'information trimestrielle du PNUD au Maroc, l'interview de la cordinatrice du projet ALBAMAR dans la rubrique "Zoom sur un projet".
Le 26 juillet 2008
L’AFVIC a organisé une journée de sensibilisation sur les dangers de l’immigration clandestine à la bibliothèque de Ain Sbaa, destinée aux jeunes de ce quartier de Casblanca, en partenariat avec l'association Empreinte Atlas.
Le 23 juillet 2008
Découvrez les photos d'Anaïs Pachabézian sur la réalité vécue par les migrants subsahariens en transit, réalisées durant le mois d'octobre et novembre 2007 entre le Maroc et la Mauritanie.
Témoignages recueillis au centre AFVIC de Khouribga« Après seize années de séparation, il retrouve sa famille, l’accueil est mitigé » Faouzi Né en 1935, Faouzi est originaire de la ville de Settat. C’est le doyen des bénéficiaires du centre. Ce grand et maigre monsieur, au visage marqué, raconte sa vie avec humour. En 1987, après un voyage sans encombre, il arrive en Italie et s’installe dans la ville de Gênes. Par l’intermédiaire d’un ami marocain, il trouve rapidement de quoi s’occuper. Il devient vendeur ambulant et le restera la totalité de son séjour. Il reconnaît que ce métier n’est pas vraiment rémunérateur et que son niveau de vie reste très modeste durant toutes ces années. Afin de limiter au maximum ses dépenses, il partage une maison avec dix personnes. Il ne connaît pas de difficultés particulières en Italie, jusqu’au moment où il se fait arrêter suite à un contrôle de papiers. Ne possédant pas de permis de séjour, il se fait refouler durant l’année 2003. Après seize années de séparation, il retrouve sa famille. L’accueil semble avoir été quelque peu mitigé car, selon ses dires, sa famille ne tenait pas particulièrement à le revoir. Il pense qu’ils étaient fâchés et mécontents de ne plus recevoir de l’argent. Les retrouvailles avec ses amis ne se révèlent pas non plus très chaleureuses, car si ses amis le fréquentent, « c’est uniquement par intérêt ». Il ressent un certain mépris de la part de ses compatriotes et « les gens lui parlent mal car il ne fait rien », dit-il. Trop âgé pour prétendre à la recherche d’un travail, il est inoccupé depuis son retour. Pour lui, la seule solution, c’est de repartir en Italie, où il prétend qu’une pension lui sera versée.
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