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Le 06 août 2008
A lire dans la lettre d'information trimestrielle du PNUD au Maroc, l'interview de la cordinatrice du projet ALBAMAR dans la rubrique "Zoom sur un projet".
Le 26 juillet 2008
L’AFVIC a organisé une journée de sensibilisation sur les dangers de l’immigration clandestine à la bibliothèque de Ain Sbaa, destinée aux jeunes de ce quartier de Casblanca, en partenariat avec l'association Empreinte Atlas.
Le 23 juillet 2008
Découvrez les photos d'Anaïs Pachabézian sur la réalité vécue par les migrants subsahariens en transit, réalisées durant le mois d'octobre et novembre 2007 entre le Maroc et la Mauritanie.
Témoignages recueillis au centre AFVIC de Khouribga« Parti à quatorze ans avec l’audace de l’adolescence » Hicham Hicham a 21 ans lorsqu’il se présente pour la première fois au centre. En 2005, il revient d’Italie, après cinq années passées là-bas. C’est donc vraiment très jeune qu’il est parti. Seul. Il a environ 14 ans quand, à Tanger, il prend un autocar. Il traverse l’Espagne sans difficultés et se retrouve en France. Là, il est intercepté. Mais ce débrouillard réussit un mois plus tard à monter dans un train qui l’emmène vers Italie, à Turin précisément. Vu son âge, il est très vite pris en charge par le centre pour étrangers mineurs et bénéficie d’une assistance sociale. Il suit une formation pour devenir jardinier. Il travaille aussi dans une petite auberge, où il effectue toutes sortes de tâches ménagères. Il va à l’école Gabelli, à Turin, au niveau de la « terzia media ». Pendant ses années italiennes, il se lie avec de nombreuses connaissances, avec lesquelles il garde encore aujourd’hui contact par téléphone ou mail. Il s’intègre bien en Italie. Un jour, il est contrôlé sans papiers en règle et il est refoulé vers son pays. Lorsqu’il revient sur Khouribga, ses parents sont heureux et soulagés. En effet, peu de temps après son départ, deux de ses cousins sont décédés alors qu’ils tentaient de traverser le détroit de Gibraltar. Aujourd’hui il ne se considère pas malheureux à Khouribga. Pourtant il déplore le manque d’occupations et le peu d’opportunités de travail. Il se dit prêt à faire n’importe quel métier pourvu qu’il puisse gagner un minimum d’argent. Il est toujours content de pouvoir s’exprimer en italien.
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