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Le 06 août 2008
A lire dans la lettre d'information trimestrielle du PNUD au Maroc, l'interview de la cordinatrice du projet ALBAMAR dans la rubrique "Zoom sur un projet".
Le 26 juillet 2008
L’AFVIC a organisé une journée de sensibilisation sur les dangers de l’immigration clandestine à la bibliothèque de Ain Sbaa, destinée aux jeunes de ce quartier de Casblanca, en partenariat avec l'association Empreinte Atlas.
Le 23 juillet 2008
Découvrez les photos d'Anaïs Pachabézian sur la réalité vécue par les migrants subsahariens en transit, réalisées durant le mois d'octobre et novembre 2007 entre le Maroc et la Mauritanie.
Témoignages recueillis au centre AFVIC de Khouribga« Le Maroc en Sicile » Bouchaïb Bouchaïb a 36 ans quand il part pour l’Italie. Il y restera trois ans. C’est un long voyage qu’il entreprend : il passe par la Tunisie pour pouvoir prendre un avion pour Rome. Là il décide de rejoindre Turin où, selon les dires, on trouve facilement du travail. Effectivement, très vite, il trouve un emploi d’aide cuisinier dans un restaurant. Mais, en situation irrégulière, il redoute les contrôles. Il a entendu dire que dans le sud de l’Italie la vie était moins risquée pour les personnes dans sa situation, et en plus le sud lui paraît moins difficile, moins éloigné de ses habitudes. Il décide donc de partir pour Palerme. Il va y travailler dans un supermarché au rayon légumes. Il déclare avoir bénéficié d’un niveau de vie convenable pendant ces années. Il n’a pas non plus trop souffert moralement, car il se retrouvait souvent entouré de marocains ou d’étrangers qui partageaient sa situation Durant tout son séjour, il a d’ailleurs cohabité avec quelques-uns de ses pairs. Il a beaucoup apprécié le mode de vie sicilien et la mentalité similaire, d’après lui, à celle des Arabes. Il modère ses propos en ajoutant : « Ce tutto il mondo nel un paese » (il y a tout le monde dans un pays). A côté de son entourage très marocain il dit avoir eu aussi des contacts réguliers et amicaux avec les Italiens. A Palerme il s’est souvent rendu au Centre d’accueil pour migrants de Caritas, où il a bénéficié d’aide pratique : soins, nourriture, conseil pour les logements et la procédure de régularisation. Au cours de l’année 2000, à peine trois ans après son départ, il est contrôlé sans papiers et refoulé vers son pays. Il retourne directement dans sa famille. Son père est décédé pendant son séjour en Italie et cette absence l’affecte beaucoup. Pourtant, globalement, sa présence dans la famille est bien admise et il n’exprime pas de mal-être particulier. A Khouribga, il a également retrouvé ses amis, avec qui rien n’a changé. Malgré tout il évoque souvent son expérience avec ses semblables et il éprouve une profonde nostalgie de ces années italiennes. Aujourd’hui il vit dans une situation précaire ; sa seule source de revenus provient de quelques travaux qu’il effectue pour un ami qui possède une boutique de meubles.
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