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Le 06 août 2008


A lire dans la lettre d'information trimestrielle du PNUD au Maroc, l'interview de la cordinatrice du projet ALBAMAR dans la rubrique "Zoom sur un projet".


Le 26 juillet 2008


L’AFVIC a organisé une journée de sensibilisation sur les dangers de l’immigration clandestine à la bibliothèque de Ain Sbaa, destinée aux jeunes de ce quartier de Casblanca, en partenariat avec l'association Empreinte Atlas.


Le 23 juillet 2008


Découvrez les photos d'Anaïs Pachabézian sur la réalité vécue par les migrants subsahariens en transit, réalisées durant le mois d'octobre et novembre 2007 entre le Maroc et la Mauritanie.


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Maroc: une ONG reconstitue la noyade de 29 immigrés, réclame une enquête

Dépêche AFPhttp://medias.lemonde.fr/mmpub/img/lgo/23.gif14.05.08 | 13h06

Une ONG marocaine a reconstitué le déroulement de la noyade de 29 immigrés africains dans la nuit du 28 au 29 avril au large d'Al Hoceïma (nord) et réclamé une "enquête publique" sur le drame, en condamnant la "sous-traitance par l'UE de la répression" des immigrés africains.
Un rapport sur la noyade, dont l'AFP a obtenu mercredi une copie, a été réalisé par une commission d'enquête de l'ONG Amis et familles des victimes de l'immigration clandestine (AFVIC), qui a déploré les "refoulements hâtifs" des 31 rescapés. L'AFVIC affirme que la noyade a fait "29 morts, dont 19 personnes portées disparues". Elle indique, selon les témoignages recueillis, que des soldats marocains ont crevé le pneumatique d'une embarcation d'immigrés qui refusait d'obtempérer aux sommations, contrairement à une autre embarcation d'immigrés remorquée vers la côte sans incident.
Malgré les multiples traumatismes subis, les rescapés ont été vite refoulés à Oujda sur la frontière algérienne, déplore l'association. "Cela pour tenter d'étouffer la tragédie", ajoute-t-elle en réclamant "une enquête publique" sur le drame.

L'ONG marocaine a dénoncé l'UE qui "sous-traite la répression" des immigrés africains et sacrifie les principes fondamentaux des droits humains.
L'association assure que le 13 mai, un conseiller auprès du ministre marocain de la Justice "s'est engagé sur l'ouverture d'une enquête judiciaire" sur le drame. L'identité du conseiller n'a pas été révélée.
Le rapport de l'AFVIC assure que deux embarcations étaient parties de la côte méditerranéenne du Maroc vers l'Espagne avec chacune 60 personnes à bord, ayant payé chacun 1.250 euros.
Selon Erik, un Ivoirien de 37 ans cité dans le rapport, "les soldats se sont munis d'un bâton auquel ils avaient fixé un objet tranchant et ont volontairement perforé le bateau pneumatique", indique le rapport.
"Une autre équipe de la marine est venue nous secourir mais c'était trop tard, beaucoup de morts. On nous a jeté une corde, c'est avec cela qu'on nous a sauvés", a ajouté ce témoin.
L'association déplore que "les partis politiques marocains les plus influents se sont refusés à tout commentaire, certains allant jusqu'à ignorer le drame".

Le Maroc avait indiqué que le drame avait fait 10 morts et catégoriquement démenti que la noyade ait été provoquée délibérément par ses soldats, comme l'avait rapporté le 7 mai le journal espagnol El Pais, dont les informations ont été qualifiées par Rabat de "propos graves".


Source : www.lemonde.fr